Points clés de l'article
- Dark mode devenu standard attendu : Économise la batterie sur OLED et offre des contrastes élégants, particulièrement dans les secteurs tech et SaaS premium.
- Brutalisme dosé comme contrepoint : Layouts aud acieux et typographies oversized créent une impression forte quand combinés intelligemment avec des zones classiques.
- IA comme outil d'exploration créative : Midjourney et DALL-E utilisés pour tester des directions, pas pour générer directement des visuels finaux.
- Illustrations manuelles en réaction : Le retour du dessin à la main pour se démarquer de l'esthétique IA identifiable et apporter de l'authenticité.
- Accessibilité devient obligatoire : Navigation clavier, lecteurs d'écran et contrastes suffisants passent de «nice to have» à standard de qualité en 2025.
Le duel minimalisme vs brutalisme : les deux faces de la même médaille
2025 a confirmé une tendance qui se profilait depuis un moment : le retour du contraste fort en design web. Le dark mode n'est plus un choix optionnel, c'est devenu un standard attendu par les utilisateurs, en particulier dans les secteurs tech, SaaS et les produits premium.
Le pourquoi, c'est à la fois fonctionnel et esthétique. Sur les écrans OLED (qui représentent une part croissante du marché mobile), le dark mode économise véritablement de la batterie. Et visuellement, il offre des contrastes plus élégants, surtout quand on travaille avec des accents de couleur saturés — les néons subtils, les violets profonds, les roses étoilés.
Le brutalisme : l'anti-minimalisme qui fonctionne
En parallèle, le brutalisme web fait un retour en force. Des layouts plus osés, des typographies oversized, des grilles moins conventionnelles. C'est visuellement plus agressif que le minimalisme classique, mais quand c'est bien dosé, ça crée une impression forte et mémorable.
La clé, c'est le dosage. Un site entièrement brutaliste peut être épuisant visuellement. Les meilleurs exemples qu'on voit aujourd'hui combinent une structure brutaliste dans les sections clés (hero, landing) avec des zones plus classiques pour le contenu long format.
L'IA génératice : un outil créatif, pas un raccourci
Les outils comme Midjourney, DALL-E ou Adobe Firefly sont devenus des parties intégrantes du workflow créatif en 2025. Mais leur rôle a évolué. Au début, les gens les utilisaient pour générer des images finies directement. Aujourd'hui, les meilleurs designers les utilisent principalement pour l'exploration — générer des directions créatives, tester des atmosphères, avant de raffiner manuellement.
Des illustrations à la main pour contrer l'IA
Ironiquement, une des tendances fortes de 2025-2026 est le retour des illustrations dessinées à la main. Exactement pour se démarquer de l'esthétique IA qui, admit-on, commence à être identifiable. Les illustrations humaines ajoutent une dimension d'authenticité qu'aucune IA ne peut vraiment reproduire — les petites imperfections qui donnent de la vie.
Micro-animations : plus contextuelles, moins décoratives
Les animations sur le web ont évolué. On passe des animations décoratives partout sur la page aux animations contextuelles — celles qui améliorent vraiment la compréhension du contenu. Un scroll qui révèle un graphique progressivement, un bouton qui confirme visuellement une action. Less is more, mais plus intelligemment dosé.
Pantone a annoncé « Mocha Mousse » comme couleur de l'année 2026 — des tons terreux, chauds, grounding. En design web, ça se traduit par une palette plus ancrée, avec des browns et beiges plus raffinés en complément des palettes sombres.
Typographie : oversize et expressif
Les titres continuent de grossir. Les polices expressives, parfois manuscrites, sont utilisées pour créer un point focal fort sur les pages. Le contraste entre une grande police d'affichage et une police de corps classique reste un pattern qui fonctionne très bien.
L'accessibilité n'est plus optionnelle
C'est peut-être le changement le plus important de 2025. L'accessibilité web passe de « nice to have » à « must have ». La navigation clavier, les lecteurs d'écran, les rapports de contraste suffisants — ces contraintes ne sont plus perçues comme des limitations créatives mais comme un standard de qualité.
Sur les projets qu'on fait chez Cëlavie, on intègre l'accessibilité dès la phase de design. C'est beaucoup plus simple à faire en amont que de retrofitter une interface complète après.
Conclusion
Le design web en 2025-2026 se définit par une tension créative productive : entre le minimalisme élégant et le brutalisme audacieux, entre l'IA comme outil d'exploration et l'illustration humaine comme réponse à l'IA. Ce qui reste constant, c'est l'exigence de qualité — plus de contrastes forts, plus d'accessibilité, plus d'animations intelligentes. Les sites qui combinent ces éléments de manière cohérente sont ceux qui captent et gardent l'attention des visiteurs.





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